OGM: José Bové arrête sa grève de la faim

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OGM: José Bové arrête sa grève de la faim

Message  grosmegot le Dim 13 Jan - 8:00

OGM: José Bové arrête sa grève de la faim mais pas son "combat" José Bové a arrêté samedi sa grève de la faim entamée le 3 janvier contre la culture du maïs OGM MON810 en buvant un bol de soupe sur une table dressée rue de la Banque à Paris (IIe), mais il a souligné que son "combat n'était pas terminé".

Entouré d'une vingtaine de personnes, dont d'autres grévistes de la faim, José Bové a estimé qu'ils avaient "pesé et contraint le gouvernement à signer la clause de sauvegarde" quant à la culture du MON810.

Se félicitant que son mouvement ait été suivi dans "29 villes de France", il a souligné que son "combat n'était pas terminé" car "il faut faire changer le projet de loi (sur les OGM qui) organise la coexistence entre les OGM et les autres cultures". Il s'est déclaré prêt à entrer dans "la bataille des amendements".

Ce texte doit être débattu à partir du 5 février au Sénat et ne devrait pas être adopté avant les élections municipales des 9 et 16 mars.

Un agriculteur, "paysan bio en Beauce et faucheur volontaire", Jean-Marie Loury, a noté pour sa part que l'annonce du gouvernement était un "cadeau" pour ceux qui défendent "une alimentation débarrassée des OGM et des pesticides".

En revanche, le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer a qualifié samedi "d'affligeante" la décision du gouvernement de suspendre la culture du maïs MON810, estimant qu'elle ne réglait pas le "dossier des OGM" et qu'il "fallait dire la vérité aux Français" à ce sujet.

"Cette décision est affligeante, elle n'a pas été prise avec suffisamment de recul, et j'émets des doutes sérieux sur son objectivité", a indiqué le patron du principal syndicat agricole français.

"Le gouvernement, pour des raisons de politique politicienne, veut donner raison y compris aux grévistes de la faim. C'est son choix, nous ne le partageons pas", a-t-il ajouté en allusion à José Bové, qui a mis fin vendredi soir à une grève de la faim entamée le 3 janvier pour réclamer l'activation par la France de la clause de sauvegarde.

Pour Jean-Michel Lemétayer, "quand on voit le développement de la production OGM à travers le monde et les importations massives de matières premières OGM sur notre territoire, il faut dire la vérité aux Français et ne pas dire: +on a réglé le dossier des OGM en interdisant le semis d'une variété sur le territoire français+".

"Le sujet est plus large et plus complexe: ou bien les OGM sont néfastes pour le consommateur et l'environnement et il faut arrêter d'en importer, ou bien c'est une source de progrès (...) et la France ne doit pas être en marge de cela", a-t-il poursuivi.

Selon lui, "il est grand temps d'éclairer les Français sur cette question car il y a beaucoup d'obscurantisme".

Pour sa part, Nicolas Sarkozy a justifié samedi la suspension de la culture du maïs OGM MON810 par l'engagement auprès de l'Union européenne (UE) de la "clause de sauvegarde", estimant qu'elle plaçait la France "à l'avant-garde du débat sur l'environnement".

"Je n'ignore nullement que, dans ma propre famille, certains sont contre", a déclaré M. Sarkozy devait le Conseil national de l'UMP réuni à Paris.

"J'avais le choix entre trois solutions. La première, ne rien faire, mais dans ce cas-là, c'est toute la crédibilité du Grenelle de l'environnement qui était mise par terre. C'est un choix, mais ce choix politique-là, je ne le veux pas (...) car tourner le dos aux questions d'environnement, c'est une erreur historique", a ajouté le chef de l'Etat.

"J'avais le choix de la suspension, mais la suspension eût été critiquée à la fois par les partisans des OGM et par les adversaires des OGM. Les uns m'auraient dit, c'est trop M. le président, les autres m'auraient dit, c'est pas assez M. le président (...) c'est une absence de décision et moi je suis là pour prendre des décisions", a expliqué le président de la République.

"Voilà la raison pour laquelle je soutiens l'appel à la clause de sauvegarde", a-t-il estimé.

"Et ça ne veut pas dire que la France ne doit pas participer à la recherche sur les OGM, ça ne veut pas dire qu'il n'y pas un avenir avec les OGM. Ca veut simplement dire que lorsque le principe de précaution est en jeu, je fais le choix politique majeur de porter notre pays à l'avant-garde du débat sur l'environnement", a-t-il conclu.

Source AFP

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